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09 mai 2006

Alfonsina et tout sur sa mère.

J'aimerais bien être comme Alfonsina, endormi sur les fonds marins et puis vêtu de mer tout ça tout ça. Comme dans un gigantesque dessin animé. Ca c'est la version refuse la réalité. Oh le joli bambi ! Dehors, ils refont entièrement la place de l'église. Adieu bambous, bonjour barrières, pavé et semi-piétonnier. Si j'ai déjà pensé au suicide ? Bien sûr, pas plus tard qu'hier encore. Mais c'est bien trop con, parce qu'après la mort, je voudrais être réincarné en fontaine dans la Drôme. Et les suicidés, j'en suis sûr, n'ont pas le droit à cette quiétude. En ce moment je ne sais plus, je voudrais parler de sexe, de mon sexe, de ma vie. Je n'y arrive plus. Peut être parce que ce n'est pas ça qui est important. J'ai rêvé que j'étais un affreux papillon de nuit, poilu, avec de gros yeux à facettes, et que j'en avais pour quelques jours seulement. Moi je suis d'accord avec toi Jean, il n'y a que la mort ou le mal qui en vaille la peine. "Avec un petite barque, elle atteint des océans, cherche des révoltes, réclame des tyrans." Un gigantesque farce faite au Clown triste, de l'eau qui ravine son maquillage outré. J'ai toujours détesté les Clowns, ils me dégoûtent, ils sont comme les gens, ils ne pensent pas un mot de ce qu'ils disent. Les gens ne me font pas rire, comme les clowns, ils me dégoûtent les gens, et je me dégoûte aussi. Tu veux encore un peu d'ivresse, tiens bois, bois ! Etrangle toi avec. Et pis de toute façon, je vais à la piscine, faire comme Alfonsina, me noyer un moment, et puis continuer sans rien y comprendre de plus.

14:07 Publié dans Les jours sans | Lien permanent

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